BLOCAGES ROUTIERS Imprimer

Communiqué du 21/10/2020

Le préfet appelle à l’arrêt des barrages routiers et tout un chacun à faire preuve de responsabilité.
Depuis vendredi 16 octobre, les salariés du groupe Nicollin mettent en place des barrages routiers et bloquent la circulation autour de la ville de Basse-Terre dans le cadre d’un conflit d’ordre privé avec leur direction générale, relatif à une revalorisation salariale et à une demande de participation au résultat de l'entreprise, ce que la direction refuse au regard des dettes importantes de certaines collectivités locales qu’elle estime l’empêcher toute négociation salariale.

Afin de faciliter la résolution de ce conflit, le préfet de la région Guadeloupe a pris l’initiative de réunir à plusieurs reprises, et dès le 16 octobre, la direction générale du groupe Nicollin et la CAGSC,  avec l'appui de la DRFiP et le soutien du Conseil régional afin de consolider les paiements de l'agglomération Grand Sud Caraïbes et de faciliter le remboursement de la dette de la collectivité à l'entreprise.

Un premier projet d'accord a été proposé vendredi 16 octobre à la direction générale de Nicollin Antilles consistant en un engagement du président de la CAGSC à verser en 2021, 5.2 millions euros correspondant aux prestations réalisées par l'entreprise puis en 2022, de poursuivre ce versement tout en commençant à rembourser la dette.

Cet engagement ayant été jugé insuffisant par le groupe Nicollin, le Conseil Régional a proposé de garantir les paiements de la communauté d'agglomération à hauteur d'un million d'euros. De nouveau, cet accord a été rejeté par Nicollin Antilles.

Les actions illégales de blocage des salariés en grève empêchent toute circulation sur les axes de communication essentiels de la Basse-Terre et restreignent l’accès de la population guadeloupéenne notamment aux produits de première nécessité, aux soins ainsi qu'aux autres services publics essentiels.

En outre, ces blocages routiers mettent en danger l’économie sud-basse-terrienne en empêchant les salariés privés et agents de la fonction publique de se rendre sur leur lieu de travail et en limitant l'accès aux commerces locaux.

Ils fragilisent par ailleurs l’activité de nombreuses entreprises du sud de la Basse-Terre au moment même où l’île traverse une crise économique forte et que l’État se mobilise aux côtés des collectivités locales pour revitaliser ce secteur.

L’impact de ces opérations illégales et intempestives est également d’ordre sanitaire. En empêchant la population d’accéder aux soins et en ne permettant pas aux professionnels de santé de se rendre sur leur lieu de travail, ce conflit pourrait mettre en danger la santé de certains de nos concitoyens, alors même que la Guadeloupe affronte une crise sanitaire d’une ampleur sans précédent. En outre, l’absence de collecte et l’accumulation des déchets favorisent la reprise de l’épidémie de dengue ou l’apparition de la leptospirose, alors même que le système hospitalier connaît une sollicitation forte du fait de la pandémie de covid-19.

 

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